Pour qui ?
Pour les personnes en deuil à la suite d’un suicide
A partir de quand ?
Il est préférable d’être à trois mois de la perte. Trois longs mois, nécessaires cependant, pour ne plus être en état de choc ; état de sidération qui rend les échanges difficiles.
Pour combien de temps ?
Le groupe fonctionne sur une durée d’environ 9 mois entre octobre et juin.
A quelle fréquence ?
Les rencontres ont lieu deux fois par mois en soirée sur une durée de deux heures à l’exception des vacances scolaires.
Dans quel cadre ?
La structure des groupes est dite fermée. Ce sont les mêmes participants (entre 4 et 8 personnes) qui fréquentent le groupe du début à la fin.
Quel engagement ?
Les participants s’engagent à être présents à chaque rencontre. Ils s’engagent également à la confidentialité, à parler en leur nom, à respecter la parole ou le silence des autres membres.
L’association s’engage à assurer une régulation professionnelle sous le contrôle d’un psychologue clinicien.
Quelle finalité ?
« S’en sortir » « Faire avec ». Non pas oublier la personne mais transformer la relation avec elle qui ne sera « plus jamais là » et pourtant, toujours présente dans la vie affective et mentale du proche endeuillé. On ne fait pas le « deuil d’une personne, mais le deuil de la relation avec cette personne
Quels moyens ?
L’entraide et le soutien naissent de la souffrance partagée qui est la douleur spécifique du deuil par suicide. Au cours des échanges, la libération des émotions et le partage des questionnements offrent un apaisement, une clarification pour chacun.
Quel résultat ?
Au premier plan, les personnes sont aidés à passer un cap, à conserver, si peut que ce soit la tête hors de l’eau.
Au-delà, d’autres expriment avoir réglé des questions touchant à la culpabilité, à la colère, au pardon ou à la honte ou à d’autres émotions spécifiques les concernant.
Certaines personnes disent en quittant le groupe, qu’elles ont trouvé ce qu’elles étaient venues y chercher : la possibilité de passer de l’état de survivant à celui de vivant à nouveau.
Quel constat ?
La structure du groupe offre déjà un premier plan de « compagnonnage », partager avec d’autres qui vivent ce deuil ; un deuxième plan de libération émotionnelle et enfin une possibilité de travail sur soi afin de passer de l’état de « meurtri » à celui de « transformé ». Cette évolution est fréquente.