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Typologie de Dolorès Angela Castelli


Reconstruction identitaire des personnes endeuillées par le suicide.

Dolorès Angela Castelli (docteure à l’université de Fribourg) propose quatre types de reconstruction identitaire dont le repérage est utile pour un accompagnement adapté.

Chaque type de reconstruction est à envisager comme un ensemble de positionnements qui prennent en compte l’impact de l’événement, la quête de sens (recherche de clefs pour comprendre le geste) et/ou de responsabilité, le mode de réaction et les stratégies d’adaptation de la personne.

Le type vulnérabilité
Le suicide marque un point de non retour, il porte atteinte à l’intégrité personnelle, l’absence représente un vide irrémédiable. Pour se reconstruire, la personne va focaliser toute son énergie sur la quête de sens (insatisfaisante quant au résultat) et sur son implication dans le geste de l’autre. La personne endeuillée s’appuiera principalement sur des ressources extérieures afin de trouver la force de continuer à vivre. Les stratégies adoptées sont dites, plutôt réactionnelles et suicido centrées.

Le type transformation
Le suicide représente une tragédie et une interpellation existentielle. La quête de sens s’attache davantage au parcours de vie de la personne suicidée qu’à l’implication personnelle du survivant dans le geste du suicide. « La vie après » sera l’occasion de transformations dont le moteur aura été l’événement suicide. Les liens et les relations sociales « d’avant » sont conservées. Les stratégies adoptées seront créatives mais aussi de protection de son espace de vie.

Le type engagement
Le suicide devient un pivot identitaire. L’événement sera à l’origine de la réorientation de toute une vie pour un engagement civique et social dans le domaine de la prévention ou dans le soutien à d’autres endeuillés. La souffrance endurée et l’expérience acquise deviennent un moteur pour assumer la vie. La quête du sens et des responsabilités trouvent des réponses éclairées. Le survivant assume sa part de responsabilité dans l’existence de la personne qui lui fut proche en lui laissant la responsabilité ultime de son acte.

Le type accident de parcours
Le suicide est vécu comme une interpellation existentielle. Son impact est principalement émotionnel. La question de la responsabilité et du sens a été traitée de manière concrète. La réalité factuelle l’emporte sur les spéculations liées à la relation. Le suicide ne deviendra pas l’événement principal. Pour cela, le survivant va contenir les effets potentiellement destructeurs du suicide sur lui. Les stratégies adoptées seront plutôt réactionnelles.

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